Passer l'épreuve facultative d'anglais du BIA est-il utile, ou est-ce une prise de risque pour rien ? La question revient chaque année avant l'inscription, et la réponse tient à une règle de calcul que beaucoup ignorent : cette épreuve ne peut pas faire baisser votre note.
Ce qu'est l'épreuve
L'épreuve d'anglais est une épreuve facultative et séparée de l'épreuve obligatoire :
- 20 questions, en 30 minutes ;
- elle se passe à la suite de l'épreuve obligatoire, le même jour ;
- elle porte sur l'anglais aéronautique ;
- elle ne se substitue à aucune des 100 questions de l'épreuve obligatoire.
L'inscription se fait sur Cyclades, comme pour l'épreuve obligatoire : les modalités sont dans l'inscription au BIA.
La règle qui change tout : seuls les points au-dessus de 10 comptent
La note d'anglais est sur 20. Seuls les points obtenus au-dessus de 10 sur 20 s'ajoutent au total de l'épreuve obligatoire. Une note de 10 ou moins n'ajoute rien, et ne retire rien.
Concrètement, il n'y a que deux issues : un gain, ou rien. Aucun candidat ne perd de point à avoir tenté l'anglais. C'est la raison pour laquelle l'épreuve se passe à peu près toujours, dès qu'on a un niveau minimal.
Ce que ça rapporte, en chiffres
La note de l'épreuve obligatoire est multipliée par le coefficient 5, on y ajoute les points d'anglais au-dessus de 10, et le total est divisé par 5 (le calcul complet est dans la notation du BIA). Chaque point d'anglais au-dessus de 10 ajoute donc 0,2 point à la moyenne finale :
| Note d'anglais | Points retenus | Gain sur la moyenne |
|---|---|---|
| 10/20 ou moins | 0 | 0 |
| 14/20 | 4 | + 0,8 |
| 16/20 | 6 | + 1,2 |
| 20/20 | 10 | + 2,0 |
Un gain de un à deux points sur 20 est modeste, mais il pèse dans trois cas : un candidat qui frôle les 10/20, un autre qui vise une mention (12, 14 ou 16), ou celui qui se place juste sous un seuil.
Se préparer sans y passer l'année
L'épreuve valorise le vocabulaire du domaine : les termes de l'avion, de la météo et de la navigation, tels qu'on les entend à la radio ou qu'on les lit dans un document aéronautique. Deux habitudes suffisent :
- Apprendre les termes avec le programme. En suivant le programme du BIA, notez le nom anglais de chaque notion nouvelle (la gouverne de profondeur, le QNH, la visibilité). Les QCM d'aérodynamique en fournissent plusieurs. Le glossaire du BIA est un point de départ.
- Lire un texte aéronautique en anglais par semaine, même court, un METAR par exemple. L'article lire un METAR existe en anglais.
À retenir : l'anglais est un bonus sans risque. Si vous avez un niveau de base, présentez-vous.
Ce que ça change le jour de l'épreuve
L'épreuve d'anglais vient après 2 h 30 de QCM. Prévoyez de quoi boire et de quoi manger entre les deux, et prenez un moment pour souffler avant de la commencer.