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Après le BIA

À quoi sert le BIA, une fois obtenu

Disons d'abord ce que le BIA n'est pas. Ce n'est pas une licence : il n'autorise à piloter aucun aéronef, seul ou accompagné. Et il ne dispense d'aucune épreuve du théorique PPL. C'est un diplôme de culture aéronautique, délivré par l'Éducation nationale — sa valeur est ailleurs, et elle est réelle.

Ce qu'il ouvre vraiment : les bourses de pilotage

C'est, pour beaucoup de candidats, la vraie raison de le passer. Les fédérations aéronautiques — la Fédération française aéronautique pour l'avion, la Fédération française de vol en planeur pour le planeur, et d'autres selon la discipline — versent des aides aux jeunes en formation de pilote. Elles ne sont pas versées en une fois : elles s'échelonnent sur les étapes de la formation, le premier vol seul et l'obtention de la licence notamment.

Le BIA majore plusieurs de ces aides. Un titulaire du BIA touche, à étape égale, davantage qu'un élève qui ne l'a pas. C'est ce mécanisme qui rend l'examen rentable bien au-delà du diplôme lui-même, pour qui a l'intention de voler ensuite.

Nous ne publions pas les montants ici. Chaque fédération fixe son barème et le révise chaque année ; un chiffre recopié sur une page comme celle-ci serait périmé avant d'être lu, et c'est le genre d'erreur qui fait renoncer quelqu'un à une demande à laquelle il avait droit. Les barèmes en vigueur se lisent sur le site de la fédération concernée, et votre aéroclub sait lesquels s'appliquent à votre situation.

Plus tard : enseigner, avec le CAEA

Le CAEA — certificat d'aptitude à l'enseignement aéronautique — est le pendant du BIA côté enseignant : c'est lui qui permet de prendre la responsabilité d'une préparation au BIA en établissement. Il s'adresse aux étudiants, professeurs et formateurs, il se passe dans l'académie de résidence, et il comporte deux épreuves : un écrit d'admissibilité, puis un oral où le candidat présente une séance d'enseignement du BIA devant un jury et s'entretient avec lui.

Le BIA n'est pas un prérequis administratif du CAEA, mais il en est le chemin naturel : le programme du CAEA reprend celui du BIA, à un niveau d'exigence supérieur. Beaucoup d'élèves passés par le BIA y reviennent des années plus tard, du côté du tableau.

La passerelle vers le PPL : pas une équivalence, des fondations

Répétons-le, parce que c'est le malentendu le plus courant : le BIA ne dispense d'aucune des épreuves du théorique PPL. Un titulaire du BIA passe les mêmes examens que tout le monde.

Ce qu'il apporte, c'est l'avance. Les cinq parties du BIA — météorologie, aérodynamique, aéronefs, navigation, histoire — recouvrent les fondations du programme de pilote privé. La différence tient au registre : le BIA explique la notion, le PPL la rend opérationnelle. Savoir pourquoi une aile porte est du BIA ; savoir à quelle vitesse elle cesse de porter, en virage, à la masse du jour, est du PPL. La seconde question est beaucoup plus facile quand la première est réglée.

Sur la plateforme, cette continuité est explicite : une leçon du BIA renvoie à son équivalent PPL quand il existe. Voir la préparation au théorique PPL pour ce que couvre l'étape suivante.

Avant d'y être : passer l'examen

Tout ce qui précède suppose le diplôme obtenu. Pour la partie administrative — qui peut se présenter, quand les inscriptions s'ouvrent, ce que fait l'établissement — voir s'inscrire au BIA ; pour ce qu'il y a à apprendre, le programme ; et pour une méthode qui tienne l'année scolaire, comment réviser le BIA.

Savoir d'où vous partez

Vingt questions, quatre par partie, sept minutes, sans compte.

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